On dit souvent que nul n’est prophète en son pays. Pourtant, dans les couloirs parfois ingrats du football scolaire, un nom déjoue cette prophétie : Aly Badara Cissé “Rima”. Un entraîneur, un pédagogue, un passionné… mais surtout un architecte dont le travail transfrontalier force le respect bien au-delà de la Guinée.

À chaque participation à une compétition continentale, le même scénario se répète : Rima revient avec une médaille, parfois d’or, parfois d’argent ou de bronze, mais toujours avec l’honneur de la Guinée en étendard. Rien, absolument rien, n’est dû au hasard. Sa rigueur, son dévouement, son sens du détail et cette passion brûlante pour le ballon rond qu’il transmet aux enfants, forment la matrice de ses succès.

Au regard de son palmarès, un hommage national s’impose, légitime, naturel. Pourquoi ne pas lui confier une catégorie de jeunes à l’échelle fédérale ? Rima maîtrise les divisions mineures mieux que quiconque — il en détient le secret, la méthode, la vision.
Ceux qui l’ont connu joueur ne seront pas surpris. Ancien talent de Bundes Petit Poteau, formation réputée de Kaloum Fair-Play, puis attaquant redouté de l’équipe du quartier Coronthie, Aly Badara Cissé aurait pu faire carrière au haut niveau si la pression familiale ne l’avait pas poussé vers les études universitaires. Une voie qu’il a brillamment suivie avant de devenir professeur dans plusieurs collèges et lycées de Conakry.
Rima s’envolera ensuite pour l’Europe, le temps de parfaire son expérience, avant de revenir au pays. Un retour applaudi, marqué par un impact immédiat dans le football scolaire. Depuis, la Guinée récolte les fruits d’un technicien rare, d’un bâtisseur patient, d’un visionnaire silencieux.
On ne peut que le féliciter et lui souhaiter d’autres lendemains rayonnants, en Guinée, en Afrique, et pourquoi pas à l’international.
Car, pour résumer en quelques mots : Aly Badara Cissé Rima est la figure de proue de la renaissance du football scolaire guinéen.
Sacre simple, sacre mérité : Sa Majesté Aly Badara Cissé “Rima”.
