Sports: « Travail, rigueur et responsabilité » : Ibrahima Kalil Kaba interpelle le nouveau patron des Sports et analyse la finale de la CAN

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Président du Karfamoriah FC, Docteur Ibrahima Kalil Kaba, dit Lilou, s’est exprimé sur deux sujets majeurs de l’actualité sportive africaine : la nomination du nouveau ministre guinéen de la Jeunesse et des Sports et la finale de la Coupe d’Afrique des Nations ayant opposé le Maroc au Sénégal. Dans un entretien sans langue de bois, le dirigeant guinéen appelle au travail, à la lucidité et au respect des valeurs du football.

    « Le chantier est immense »

La Guinée a désormais un nouveau ministre de la Jeunesse et des Sports. Une nomination qui intervient dans un contexte marqué par de nombreux défis structurels.

« Le chantier est réel et immense. Les politiques publiques, aussi bien en matière de jeunesse que de sport et d’emploi, font face à des défis connus : gouvernance, infrastructures, formation. On ne peut pas demander à un ministre l’impossible, mais simplement de faire de son mieux », souligne Ibrahima Kalil Kaba.

Le président de Karfamoriah FC insiste sur la nécessité d’une implication totale du nouveau responsable, saluant au passage son profil jeune.

« Il est jeune, donc il doit s’atteler au travail, encore au travail. Pas seulement pour lui-même, mais pour nous tous. Le travail est complexe, mais si chaque jour il donne le meilleur de lui-même, les citoyens que nous sommes lui en seront reconnaissants. »

Finale de la CAN : entre passion, arbitrage et leçon d’histoire

Interrogé sur la finale de la dernière Coupe d’Afrique des Nations, disputée entre le Maroc et le Sénégal, Docteur Kaba appelle à la retenue et au respect de l’esprit du jeu.

« Je crois que l’on cherche parfois à choisir un camp dans une problématique qui ne devrait pas exister. Les arbitres sont des humains. Même avec la VAR, l’erreur fait partie du football. C’est d’ailleurs ce qui nourrit la passion. »

Le dirigeant rappelle un épisode marquant de l’histoire du football guinéen, faisant écho à l’actualité.

« Il y a près de 50 ans, la Guinée avait perdu une finale face au Maroc après avoir quitté le stade en plein match en 1976. Les dieux du football ont parfois un sens de l’humour cruel, mais une chose est certaine : on ne quitte pas le stade. »

Pour lui, les sanctions ont été tirées et les leçons assimilées, tout en appelant à renforcer la formation dans tous les compartiments du jeu.

« La formation doit interpeller toute la sphère du football : arbitres, entraîneurs, dirigeants. Même si, personnellement, je ne suis pas convaincu que l’arbitre était fautif sur l’action contestée. »

   Sadio Mané, l’homme providentiel

Enfin, Ibrahima Kalil Kaba rend un hommage appuyé au leadership sénégalais, incarné par Sadio Mané.

« Pour sauver le match, il a fallu le leadership d’un homme comme Sadio Mané. Cela prouve qu’il n’est pas seulement un grand joueur, mais une véritable légende du football africain. »

   Et de conclure sans ambiguïté :

« Le Sénégal était, selon moi, l’équipe la plus solide de cette CAN. Leur sacre est amplement mérité. »

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