Le décret est tombé ce Lundi, lu sur les médias d’État : le Ministère de la Jeunesse et des Sports change de visage. Cellou Baldé succède à Bogola Haba, officiellement débarqué après un passage qui laisse peu de traces positives.
Arrivé avec des promesses et des attentes élevées, Bogola Haba quitte le ministère sur un bilan que nombre d’observateurs jugent aussi discret que décevant. En plusieurs années à la tête de ce département stratégique, les résultats peinent à justifier sa longévité. Infrastructures sportives à l’abandon, manque de visibilité pour les disciplines nationales, politiques de jeunesse sans impact notable : le constat est sévère et largement partagé dans les milieux sportifs.
Sur l’ensemble du territoire national, les acteurs du sport dénoncent une gestion jugée inefficace, parfois déconnectée des réalités du terrain. Le ministère, censé être un moteur de développement et de cohésion sociale, aura davantage brillé par son immobilisme que par des réformes structurantes.
Avec la nomination de Cellou Baldé, une nouvelle page s’ouvre pour la Jeunesse et les Sports guinéens. Reste désormais à transformer l’espoir en actions concrètes. Les attentes sont immenses : redonner confiance aux sportifs, soutenir les jeunes talents et sortir le secteur d’une léthargie devenue chronique.
Après un passage qualifié par beaucoup de catastrophique, le temps n’est plus aux discours. Le nouveau ministre est attendu sur les résultats. Rapidement.