Ligue1: la Renaissance chute, mais Maleah refuse de plier

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Reléguée en Ligue 2 malgré une victoire de prestige face à AS Kaloum (3-2), la Renaissance FC quitte l’élite avec dignité. Son entraîneur, Mohamed Maleah Camara, livre un discours lucide, sans détour, entre fierté et réalisme.

Le verdict est tombé, implacable. La Renaissance FC évoluera en Ligue 2 la saison prochaine. Une issue cruelle au regard du parcours et de l’engagement affichés tout au long de l’exercice. Pourtant, loin de se réfugier derrière des excuses, Mohamed Maleah Camara assume, frontal.

« Ce n’est pas un miracle, c’est la règle du jeu », tranche-t-il d’entrée, fidèle à son franc-parler. Respectueux des textes de la Fédération et de la Ligue,  le technicien guinéen préfère retenir la performance de ses joueurs, auteurs d’un succès de prestige lors de la dernière journée face à l’AS Kaloum (3-2).

Une saison plombée par les circonstances.

Longtemps dans la course, la Renaissance avait pourtant idéalement lancé son championnat. Leader après trois journées, le club a ensuite vu sa dynamique s’effondrer, miné par une vague de blessures touchant plus de sept titulaires.

« Les moyens nous ont beaucoup pesé », reconnaît Maleah. Un constat lucide pour celui qui se définit lui-même comme « le concepteur et réalisateur » de cette équipe, bâtie avec des joueurs souvent inconnus, mais portés par une forte progression.

Fierté et avenir : reconstruire sans renier.

Malgré la relégation, le discours reste empreint de fierté. « Les gamins ont mouillé le maillot », insiste-t-il, saluant l’investissement d’un groupe qu’il a façonné et amené, la saison passée, aux portes des compétitions africaines.

Pas question donc de céder au fatalisme. L’heure est déjà à la projection :

  • Certains joueurs seront libérés
  • D’autres pourraient tenter l’aventure à l’international
  • Une base sera conservée pour rebâtir

« On va se réorganiser pour voir si on peut remonter immédiatement », annonce-t-il, tout en posant une condition essentielle : des moyens à la hauteur des ambitions.

    Une relégation au goût amer.

Car au-delà du classement, Maleah reste convaincu d’une injustice sportive :

« Au point de vue du jeu et de la qualité individuelle, cette équipe ne mérite pas la Ligue 2. Mais nous n’avons pas les moyens… »

Un constat dur, mais réaliste, qui résume à lui seul le paradoxe de cette Renaissance : compétitive sur le terrain, fragilisée en coulisses.

Reléguée, mais pas abattue, la Renaissance FC entame un nouveau cycle. Avec, en ligne de mire, une seule obsession : revenir plus forte.

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